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Votre paysagiste en Normandie, à Paris, ailleurs ...

Joëlle Roubache, architecte paysagiste

Joëlle Roubache est diplômée de l'Ecole Nationale du Paysage de Versailles. Elle partage son activité entre Paris (chantiers dans le 75, 78, 92) et la Normandie (chantiers à Deauville, Honfleur, Le Havre, Caen, Rouen). Installée dans le Calvados depuis 15 ans, elle est vice-présidente de la Fédération Française du Paysage de Normandie, où elle porte la voix des concepteurs de jardins privés et ornementaux. Ses clients particuliers et institutionnels la convient également à travailler dans toute la France.

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Se faire plaisir avant tout

 

A l'origine du projet de jardin, nos clients particuliers et institutionnels expriment tous le même désir : à l'heure où l'envie de nature se fait impérieuse, comment transformer leur espace extérieur en un véritable lieu de vie ? Que ce soit à l'occasion d'un emménagement ou d'une rénovation, leur jardin recèle un potentiel inexploité qui leur donne de furieuses envies de reprise en main. Pour qu'il offre davantage de bien-être, ou qu'il ait plus de caractère.

Architecte paysagiste, un métier de passion

Joëlle Roubache, l'Atelier les aide ainsi à ré-enchanter leur jardin. L'architecte paysagiste ne réalise pas les travaux en nom propre. Elle concentre d'abord son savoir-faire sur l'étape de conception. Elle construit sa compétence sur les usages du jardin, sur la modélisation de l'espace, sur la maîtrise d'une large palette végétale avec une veille permanente sur de nouvelles variétés plus originales ou plus faciles à faire pousser. Elle apporte un point de vue singulier sur un espace que ses clients ne savent plus regarder.  

L'entreprise de travaux paysagers jongle entre mille et une contraintes au quotidien -  l'absence d'un équipier sur un chantier, les intempéries, le retard d'un camion. A l'inverse, une échelle de temps sereine libère la créativité de l'architecte paysagiste, et permet d'imaginer un jardin sur mesure, répondant aux envies et à la sensibilité du client. C'est là que se forge notre savoir-faire, que se consume notre énergie

La conception du jardin : mobiliser sa sensibilité et ses connaissances botaniques

Déambuler sur le site pour percevoir comment le jardin s'inscrit dans son environnement : les vues, les bruits, les voisins, la course du soleil, la topographie. L'histoire parfois. Comprendre les liens entre le bâti et les extérieurs, sur le plan esthétique comme sur celui des circulations et des usages. En déceler les potentiels selon les envies du client : quelle ambiance le fait rêver ? que veut-il y faire ? quel temps et quel budget d'entretien peut-il y consacrer ? a-t-il l'obsession d'un vis-à-vis, d'un bambou envahissant, des rosiers de toute beauté ? 

En totale disponibilité pour des clients souvent débordés, nous prenons le temps de comprendre les enjeux du projet, et concevoir un aménagement paysager sur-mesure et intelligemment pensé. Nous mettons à profit notre maîtrise des plantes pour imaginer un jardin sublime toute l’année. Un jardin qui respecte les besoins de chaque plante et limite les échecs et les efforts d'entretien. Notre sensibilité de coloriste produit des compositions originales et contemporaines, en harmonie avec les choix de matériaux, de luminaires et de mobilier extérieurs. Joelle Roubache, l'Atelier profite de ces échanges permanents avec le client pour nouer l'essentiel : une relation de confiance et de respect mutuel. Le plaisir est au coeur de notre pratique professionnelle. Il est aussi au coeur du projet pour le client.

Réaliser le projet de jardin en toute sérénité

Une fois la conception du jardin validée, le client peut charger l'architecte paysagiste de piloter le chantier. Elle conduit alors un appel d'offres en toute transparence, sollicitant son réseau éprouvé de professionnels selon la taille du projet et les compétences requises : études techniques, réseaux électriques, menuiserie, ... 

La relation entre les parties se joue aussi sur des documents contractuels précis, qui aident à traverser le temps du chantier paisiblement. Les imprévus s'invitent inévitablement, mais la confiance, et le goût du travail bien fait garantissent la maîtrise consentie des délais, et du budget. La présence du paysagiste concepteur d'un bout à l'autre du projet assure une réception de chantier conforme aux désirs initiaux du client.

Le jardin devient enfin un nouvel espace à vivre, respectueux de l'environnement, pour le plaisir d'en profiter toute l'année avec un minimum d'efforts.

Mûrissez votre projet de jardin

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L'illusion du sauvage

Un article de J. Roubache, paysagiste Normandie - Paris

janvier 2021

De l'immortalité des plantes

Un article de J. Roubache, paysagiste Normandie - Paris

octobre 2020

Pourquoi vous ne verrez jamais un figuier en fleurs

Un article de J. Roubache, paysagiste Normandie - Paris

septembre 2020

De l'immortalité des plantes

par J. Roubache, paysagiste Normandie - Paris

octobre 2020

 

Victor Hugo a rejoint les Immortels grâce à l’écriture ; Napoléon a choisi la conquête pour exister par-delà les siècles. Mais l’immortalité LA VRAIE ? Il faut se résigner. Les philosophes diraient que l’essence de la vie, c’est qu’elle se termine un jour.

Pourtant les plantes sont à leur façon immortelles. Je ne parle pas de ce trompe-l'oeil qui consiste à atteindre un très grand âge : le plus vieil olivier répertorié déploie ses rameaux en Crète depuis 3 000 ans, de quoi paraître immortel de mémoire de villageois. Non, je parle bien ici des plantes qui ne meurent jamais. 

En premier lieu, d’innombrables plantes, comme la tomate, se clonent indéfiniment. Elles donnent naissance à elles-mêmes, encore et encore, et un individu existe ainsi de toute éternité. Pour être sûre d’éviter tout brassage sexué, la prude tomate garde sa fleur fermée, afin que seul son propre pollen n’en puisse féconder le pistil  – comble de l’onanisme. Au potager, rien de plus facile que de reproduire fidèlement une variété de tomate : en recueillant ses graines, c’est son clone que vous replantez.

En second lieu, les cellules végétales peuvent être totipotentes. Ce mot barbare qui, chez les humains, s’applique uniquement aux cellules embryonnaires, signifie que la cellule est indéterminée : elle peut se développer en feuille, en bourgeon, en racine comme en écorce. 

Si vous vous coupez un doigt et que vous tentez de le perfuser, il ne donnera jamais naissance à un nouveau vous, avec une main complète, un bras, un squelette et un cerveau. Mais coupez un rameau de figuier et mettez-le en terre, il y a de fortes chances qu’il prenne racine et donne naissance au même figuier. Ce processus est largement utilisé en jardinage, sous le terme de bouturage : à essayer avec les rosiers, les hortensias, les lauriers (en prenant les précautions d’usage). La nouvelle plante est génétiquement identique à la première : c'est elle qui continue à vivre. 

Et aussi, observez votre fraisier au jardin : sous le poids, vous verrez une de ses tiges pencher vers le sol ... et y prendre racine. De proche en proche, certaines parties du fraisier meurent de vieillesse, alors que de nouvelles (on les appelle des stolons) surgissent perpétuellement. A plus grande échelle, certains arbres réagissent de la même façon quand une branche touche terre.

Car la plante ne se développe pas comme les humains, de manière homothétique – des petites jambes deviennent des grandes jambes – mais en produisant de nouvelles parties d’elle : un nouveau bras plus étroit, un second buste qui penche à droite, une cinquième oreille. A partir de son système racinaire, un arbre peut produire de nouveaux troncs et de nouvelles ramures. D’une racine peuvent naître des dizaines, des centaines d’arbres tous identiques : s’agit-il de plusieurs arbres ? ou bien d’un arbre à troncs multiples, puisqu'il s'agit génétiquement d'un seul individu ?

Pando, le plus ancien arbre identifié (peut-être 80 000 ans), ne ressemble pas à un arbre, mais à une forêt. Ses 40 000 troncs, des jeunes et des plus vieux, en font aussi le plus gros être vivant (6 000 tonnes). Il s’étend (‘pando’ en Latin) et se rétracte (actuellement sous le grignotage des cerfs) dans l’état de Utah. C’est un seul système racinaire. Certaines parties de l’arbre meurent, d’autres se développent. Les plantes à rhizomes (iris, bambou) se déploient de la même façon : plusieurs tiges sur un seul système racinaire. Des tiges meurent, naissent, le système racinaire poursuit

paisiblement son existence. Jusque quand ? L’éternité peut-être ?

Siècle après siècle, la science appelle l’Homme à l’humilité. De Copernic à Darwin, des découvertes génétiques (notre génome ressemble à celui du porc ...) à l’évaluation de nos dégâts écologiques : la science met à mal notre ego. Mais elle nous aide aussi à regarder les autres êtres vivants d’un peu moins haut. Et, pourquoi pas, à nous émerveiller quand certains s’approchent avant nous de notre plus vieux rêve : l’immortalité.

Pando

Pourquoi vous ne verrez jamais un figuier en fleurs ...

par J. Roubache, paysagiste Normandie - Paris

septembre 2020

 

L’automne arrive. Après avoir célébré comme il se doit l’éclat acide des tartes aux abricots en juillet, et des tartes aux quetsches en août, une envie sirupeuse me fait lorgner du côté des figues en ce jour de marché. 

L’occasion pour moi de vous parler du figuier, un fruitier que j’affectionne pour de multiples raisons. D’abord, parce qu’il est facile à vivre, ce qui est appréciable dans la conception d’un jardin. Il pousse spontanément dans son habitat, et les variétés cultivées ne s’éloignent pas trop des variétés sauvages. Par conséquent, il nécessite peu d’entretien, et produit des fruits en quantité. Ensuite parce que son parfum puissant me transporte immédiatement en Méditerranée. Une sieste abandonnée dans un jardin provençal : le parfum du figuier me ferait presque délaisser le hamac pour aller me gaver de fruits. L’étroit sentier qui mène à une crique isolée des Pouilles : et hop, des

effluves de figuier me regonflent d’enthousiasme pour crapahuter sur les derniers mètres. Longtemps, j’ai usé du figuier pour parfumer mes intérieurs, mon linge, ou ma peau en été. Mais aujourd’hui, le figuier aiguise ma curiosité botanique plus que sensuelle. Pourquoi une feuille si odorante ? Parce qu’il n’a pas de fleurs ... Tiens, un arbre sans fleurs ? 

Mais non, le figuier possède d’innombrables fleurs. Simplement, il les cache ... dans ses figues, qui sont en réalité une poche de fleurs tournées vers l’intérieur. En été, elles se gonflent en minuscules fruits, ces petites graines sucrées qu’on croque avec délectation. Mais si les fleurs sont cachées, impossible de compter sur le butinage des abeilles ou sur les caprices du vent pour polliniser, n’est-ce pas ? Les figuiers méditerranéens ont donc besoin d’un acolyte au nom barbare : le blastophage.

Une toute petite guêpe qu’on aime bien. D’abord, elle a la bonne idée de ne pas trop nous embêter : incapable de s’alimenter, elle ne vit que le temps de se reproduire et de polliniser mon fruit préféré. Ensuite, c’est un insecte très politiquement correct : les mâles restent à la maison pour se reproduire, alors que les femelles partent à la conquête du monde. Alors, comment se pollinisent les fleurs cachées dans les figues ? Les figuiers méditerranéens sont des arbres mâles ou femelles, qui ont besoin de rencontrer le sexe opposé. Le blastophage va les y aider. Paysagiste à Paris et Deauville, je n’y croise que des figuiers stériles : il fait trop froid pour le blastophage. Ses larves se nichent dans la figue mâle. (Rassurez-vous, impossible de croquer par inadvertance dans une pouponnière d’insectes : la figue mâle n’est pas commercialisée.) Puis les jeunes insectes mâles et femelles se reproduisent dans la figue, mais la

femelle doit aller pondre ailleurs. Le mâle ne sert plus à rien, il peut mourir sans quitter la figue qui l’a vu naître. Aucune échappatoire à ce funeste sort : la nature ne l’a même pas doté d’ailes. Et la figue va dissoudre son cadavre en sécrétant une enzyme – quoi ? la figue serait une horrible carnivore ???

La femelle quitte alors la figue-pouponnière-nid d’amour par le petit trou à l’opposé de la tige. Le passage est si étroit qu’elle est bien obligée de frôler les fleurs mâles du figuier ... et de se charger de pollen. Elle devrait donc maintenant se diriger vers une nouvelle figue mâle pour pondre, non ? Puisque ses œufs ne se développent que dans les figues mâles. Mais cela n’arrangerait ni la reproduction des figuiers, ni la gourmande qui écrit ces lignes. Alors le figuier ruse : déjà que l’arbre mâle et l’arbre femelle ont la même apparence, voici que le mâle aligne ses parfums sur ceux de la femelle. Confusion, déboussolage : l’insecte ne sait pas distinguer la figue mâle de la figue femelle, et entre dans n’importe laquelle. Au péril de son existence : en pénétrant la figue, l’insecte femelle perd ses ailes et ne pourra pas ressortir. Dans tous les cas, c’est la vie qui gagnera. Si elle se trouve dans une figue mâle, elle va pouvoir pondre, et grâce aux futurs blastophages, la lignée des figuiers sera perpétuée. Si elle se trouve dans une figue femelle, tant pis pour la ponte, mais le pollen va féconder les fleurs de la figue, qui se transformeront en fruits et garniront ma tarte. A moins, et ce serait vraiment dommage pour moi, que les figues ne tombent par terre à maturité et que les graines ne rejoignent le sol pour donner naissance à une jeune pousse de figuier.

 

Pour rappel, un tiers des espèces d’insectes est menacé d’extinction en Europe et Amérique du Nord. Pas de figuier sans insecte. Ni de tarte aux figues sans figuier.

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Paysagiste Deauville - Paris

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Des jardins qui font du bien